Propreté – La rue n’est pas une déchetterie

La propreté des rues, ce n’est pas que l’affaire des autres. Respecter les dates de collecte des encombrants est un geste simple. Pourtant, les dépôts sauvages se multiplient. La Ville a décidé de privilégier la lutte contre les «points noirs».


Déménager, c’est l’occasion de faire du tri, souvent par le vide.
La tentation est grande de déposer les meubles inutiles ou le petit électroménager cassé sur le trottoir.
Malgré des campagnes de sensibilisation régulières, ces dépôts sauvages se développent.
Ils ont un coût : cumulés avec les autres incivilités liées à la propreté, ils pèsent plus de 500 000 euros par an. La Ville a décidé de changer d’approche.
En effet, les statistiques de la RIVED (Régie personnalisée pour la Valorisation et l’exploitation des Déchets) font apparaître un constat déplorable : le ratio moyen d’encombrants collecté est passé de 21 kilos par an et par habitant en 2013 à 17,3 en 2015. Dans le même temps, le ratio de dépôts sauvages ramassé a évolué de 35 à 43,7 kilos… Or un dépôt sauvage est souvent, un déchet déposé hors des périodes de collecte ou que l’on n’a pas apporté à la déchetterie.
Outre la mise en place du nouveau service «Surveillance des espaces publics» avec ses patrouilleurs, la municipalité a modifié le contrat qui la lie avec le prestataire chargé de la propreté urbaine.
Depuis le début de l’année 2017, elle privilégie une démarche de qualité. «Auparavant, le contrat portait sur les moyens à mettre en oeuvre afin de nettoyer les rues, explique Gaëlle Renouard, responsable adjointe du service Cadre de vie. Désormais, l’objectif est le résultat quels que soient les moyens, nous souhaitons que les rues soient propres. Nous sommes conscients de ce qu’il reste néanmoins à faire.»

L’espace public se partage
Un changement d’approche pas si anodin. La ville recense plusieurs points noirs éparpillés sur son territoire comme le parking du cimetière, le secteur Sébastopol, la rue de la Poste, la rue des Cosmonautes, où des passages réguliers sont réalisés. «Mais hors des grands axes, la ville est assez propre», souligne Audrey, qui habite Choisy depuis 2005. La jeune femme refuse de dire que «la saleté c’est les autres» mais relève une forme de déresponsabilisation générale sur le sujet. Elle raconte : «Dans le bus 183, au niveau de Rouget-de-Lisle, un homme fait le ménage dans son portefeuille, je l’ai vu jeter ses facturettes par la porte à l’arrêt». Des exemples de cette nature, Alain Guillemet, responsable de la régie municipale Voirie, pourrait en décliner plusieurs chaque jour. Chargé de superviser les interventions sur le mobilier urbain ou la voirie, il discute beaucoup avec les riverains pour leur rappeler que l’espace public se partage.

Plus d’infos : 
Service Cadre de Vie
Tél. : 01 48 92 44 44



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