Publié le lundi 15 octobre

Centenaire 14-18


« Quelle connerie la guerre » – Jacques Prévert, « Paroles »

Expositions, ciné-rencontre, concerts, commémoration …
Retrouvez tout le programme de ces deux mois de commémoration du Centenaire 14-18 : PROGRAMME-Centenaire14-18

 

Il y a 104 ans, Jean Jaurès était assassiné, tout simplement parce qu’il osait dire que « l’affirmation de la paix est le plus grand des combats ».
Lui rendre hommage, c’est bien évidemment la première raison de cette programmation sur 1918, car comme lui, nous sommes résolument des combattants de la paix, cette paix indispensable à la démocratie.
Évoquer la paix et 1918 a démarré avant ce mois de septembre. En effet, le service des parcs et jardins a dans plusieurs endroits de notre ville réalisé des compostions en lien avec cette thématique.
Au début de l’été, une douzaine de jeunes venus de 6 pays européens ont avec les artistes de street-art Medra et Edge, créé une fresque dans le quartier des Hautes Bornes.
C’est bien là la double dimension que nous voulons donner à ces commémorations, à la fois évoquer le souvenir mais aussi construire l’avenir.
1918, c’est la fin d’une guerre horrible, où il y eut près de 20 millions de morts, et autant de blessés.
Mais derrière les chiffres, ce sont des êtres humains, tous ces hommes venus d’ici et d’ailleurs qui se sont fait trouer la peau pour d’autres personnes, pour d’autres intérêts. En effet « les guerres sont un des piliers des systèmes de privilèges », comme l’écrivait Antonio Gramsci, intellectuel italien mort dans les geôles du régime fasciste en 1937.
Nous rendrons donc d’abord hommage à tous ceux, qui venaient de Bretagne ou du Berry, du Sénégal ou du Maroc, et de bien d‘autres endroits, qui sont morts ou qui sont rentrés physiquement ou psychologiquement meurtris par cette guerre.
Mais nous ne pouvons pas en rester à cet hommage, aussi indispensable et aussi important soit-il.
Il convient de faire ce travail de mémoire pour qu’il soit utile pour l’avenir, pour les jeunes générations.
C’est le sens très important également de ces commémorations et de ce programme riche qui comporte diverses initiatives s’adressant à des publics différents et complémentaires.
Combattre la guerre, c’est combattre les causes qui conduisent à ce phénomène, qui est le pire de ce qui peut arriver à l’espèce humaine. Je reprends Gramsci, « les guerres sont un des piliers des systèmes de privilèges », les vrais privilégiés, ceux qui ne veulent pas permettre au plus grand nombre de s’épanouir déclenchent ces horreurs pour maintenir leur système inique.
Combattre la guerre, c’est aussi apprendre à connaitre l’autre, la différence et pour se rendre compte qu’au final en concluant avec Jaurès : « C’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race : l’humanité ».

 

Laurent Ziegelmeyer
Conseiller municipal délégué
Relations internationales, jumelages, culture de paix, mémoire et anciens combattants

 

 



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