Le mardi 17 octobre 2017 de 18:30 à 23:00

Cérémonie d’hommage aux citoyens algériens morts le 17 octobre 1961


  • 18h30 : rassemblement au carrefour de l’avenue de Villeneuve-Saint-Georges et de la rue Camille Desmoulins.
    En présence de l’ACAFA et de l’Association Culturelle et Sociale des Algériens du Val-de-Marne.
    Inauguration du square du 17 octobre 1961.
  • 20h au Royal : couscous pour la paix organisé par l’ACACC (inscription à la Librairie Brossard ou au 07 54 11 59 46)

>> Carrefour de l’avenue de Villeneuve-Saint-Georges et de la rue Camille Desmoulins – Mardi 17 octobre à 18h30

>> Communiqué du Maire – Square du 17 octobre 1961, un devoir de mémoire

Le 17 octobre 1961 pour mémoire

Il y a 56 ans une manifestation pacifique d’Algériens est violemment réprimée par la police. Ce 17 octobre 2017, la Ville commémore cet évènement tragique. Pour ne jamais oublier l’innommable.
P our la première fois, la municipalité rend hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961 afin de rappeler, aux côtés de plusieurs associations, son engagement, à faire revivre la mémoire de cette tragédie. En ce 17 octobre 1961 une manifestation pacifique de plus de 20 000 personnes a lieu à Paris à l’appel du Front de libération nationale (FLN) pour l’indépendance de l’Algérie et pour protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens.
La police, sous les ordres du préfet Papon, se livre à une répression féroce. 15 000 Algériens sont arrêtés et parqués dans des gymnases.
Ils subissent violences et tortures. On ne compte plus les tués, disparus et les blessés.
Le lendemain, de Nanterre et Gennevilliers à l’amont du Port à l’Anglais, à Alfortville, la Seine charrie des cadavres par dizaines.
La préfecture fait état d’un bilan officiel : elle dénombre deux morts ! Jamais le nombre ni l’identité des «disparus» ne seront connus exactement. L’historien Jean-Luc Einaudi dans son livre la «Bataille de Paris» avance le chiffre de plusieurs centaines de morts. Le gouvernement empêche la création d’une commission d’enquête, et les plaintes déposées sont toutes closes par des non-lieux.
Tout ce qui peut rendre compte de la tuerie est censuré. Il faudra attendre 2012, lors de la présidence de François Hollande, pour que cette répression soit officiellement reconnue.
Toutefois la France ne reconnaît toujours pas ce qui s’est passé ce 17 octobre 1961 comme un crime d’État.
Choisy était le lieu de résidence de nombreux algériens dans les années 1960. Certains d’entre eux travaillaient à l’usine Renault.
D’août à octobre 1961, les fouilles, perquisitions et arrestations se succèdent.
Le 8 octobre à 15h30 devant le 53 quai Pompadour, quatre inspecteurs de police arrivent dans une 403 pour opérer une rafle.
Lasmi Smail, 23 ans, est là. «Lève les mains, mets-toi contre le mur !» On le fouille : il n’a qu’une carte de recensement, sa carte d’identité étant en instance d’attribution. Il commence à s’expliquer. Cinq balles sont tirées à bout portant.
Décédé à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu le 15 octobre, Lasmi Smail sera inhumé le 10 novembre au cimetière de Thiais en même temps que dix autres Algériens. Même sort le 9 octobre pour Abdelkader Tarchouni demeurant 23 rue Rollin-Régnier, qui partit accompagner un ami à la gare de Lyon sera retrouvé mort deux jours plus tard dans le bois de Vincennes.
Le visage déformé. Dernier témoignage rapporté par Jean-Luc Einaudi : le soir de la manifestation du 17 octobre, Khebach Mohamed et trois autres Algériens sont arrêtés boulevard Saint-Michel. Frappés et tenus pour morts ils sont conduits par des policiers au pont du Port à l’Anglais à Alfortville d’où ils sont jetés dans la Seine. Seul Khebach Mohamed survivra et témoignera.



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