Publié le jeudi 23 avril

Communiqué du maire – Solidarité et accompagnement des populations vulnérables dans le quartier du Lugo


Depuis plusieurs décennies, Choisy-le-Roi est une ville d’accueil et de solidarité avec toutes les populations migrantes.

Concernant particulièrement les Roms, cela fait une vingtaine d’années que la ville est attentive à la situation et notamment le déni d’humanité que représentent les bidonvilles.

De nombreux projets d’accompagnement et d’insertion sociale ont été initiés par la commune en partenariat avec des associations dont le projet « Permis de vivre » de 2010 à 2016 avec, entre autres, la fondation Abbé Pierre et Emmaüs France.

Dès la mise en place des mesures de confinement, le 15 mars 2020, la ville a signalé au commissariat et à la préfecture la situation des occupants du bidonville afin qu’ils respectent dans la mesure du possible les « mesures barrière » pour éviter la contamination par le virus particulièrement contagieux.

À ma demande, le préfet a mandaté la Croix-Rouge française pour effectuer des maraudes dès le 26 mars 2020. Aucun résident du bidonville ne s’est manifesté, ni auprès de la ville, ni de la Croix-Rouge pour signaler un problème médical.

La Croix-Rouge a effectué plusieurs passages les 26 mars, 11 avril, 14 avril, 17 avril, pour recenser à la fois les besoins essentiels des occupants et apporter les denrées alimentaires suivantes :

  • 6kg de sucre en morceaux
  • 3 litres d’huile
  • 15 kg de pâtes
  • 15 kg de riz
  • 35 kg de boîtes de ravioli
  • 15 kg de boîtes de haricot / petits pois
  • 40 litres de lait
  • 150 bouteilles d’1 litre d’eau

D’autres actions d’organisation humanitaires et de solidarité ont été sollicitées et sont prévues avec l’Armée du Salut, Action contre la faim, ACINA une association opérateur départemental de lutte contre l’exclusion des nouveaux arrivants en état de grande précarité et de mal logement.

Le 17 avril 2020 le CCAS de Choisy-le-Roi a livré sur le camp :

  • 12 litres de gel hydroalcoolique
  • 120 masques de protection
  • 40 chèques service alimentation et hygiène d’une valeur totale de 400 €.

Suite à un don de 7 tonnes de fruits et légumes d’entreprises du MIN de Rungis, les bénévoles d’« Allô chauffeur » ont livré :

  • 200 bouteilles d’eau minérale
  • 20 cartons de produits fruits et légumes
  • De nombreux paquets de couches pour les petits

Voilà un ensemble de mesures qui démontrent si besoin en était que la ville n’est pas restée inactive sur ce sujet, comme certains s’en répandent en commentaires injonctifs sur les réseaux sociaux. Mais personne n’est dupe, la solidarité est une valeur qui ne s’instrumentalise pas. Elle se mesure par des actions concrètes et efficaces.

Dans cette période de crise sanitaire majeure, j’ai déjà eu l’occasion de le dire, celle-ci frappe plus durement les populations fragiles. J’ai interpellé, à de nombreuses reprises, le préfet du Val-de-Marne, s’agissant de ce terrain de la DIRIF, pour que l’occupation illégale et dangereuse du site avenue de Lugo cesse et qu’un projet d’accompagnement soit porté par l’Etat.

Dès l’installation de ce bidonville, j’ai souhaité que la situation ne se prolonge pas. L’état sanitaire et la situation épidémique actuelle sont particulièrement préoccupants et le justifient d’autant plus. Les occupants concernés ne peuvent continuer à vivre dans ces conditions, même avec un soutien appuyé des pouvoirs publics et d’associations de solidarité.

Les valeurs de solidarité que nous portons nous poussent à exiger une véritable politique nationale afin d’accueillir dignement ces familles sur l’ensemble du territoire.

Comme en juillet 2018, au camp de l’avenue des mésanges en période de canicule, j’ai demandé aux services municipaux de rester vigilants concernant la situation, la propreté des espaces publics alentours et de continuer à réaliser des passages réguliers.

Suite à une requête en référé liberté portée par l’association Romeurope 94, le juge enjoint la préfecture et la ville de mettre en place un approvisionnement en eau potable et des installations sanitaires ainsi que d’organiser la collecte des ordures ménagères du lieu.

Je suis actuellement en relation permanente avec la préfecture pour exiger ces interventions dans l’intérêt des occupants du camp et dans les meilleurs délais.

Didier GUILLAUME
Maire de Choisy-le-Roi
Vice-Président du Conseil départemental du Val-de-Marne



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