Bruno Cedrone – À perdre haleine

«Si tu veux courir, cours un kilomètre, si tu veux changer ta vie cours un marathon.» Bruno Cedrone a mis en application l’adage de l’athlète Emil Zatopek. Avec succès. Le fleuriste a changé de régime : il est devenu un sportif accompli.


Avancer, vaille que vaille. Mettre un pied devant l’autre dans un sursaut d’orgueil, malgré ce cœur qui bat à toute vitesse jusque dans les oreilles, ces poumons qui cherchent de l’air, cette douleur
qui irradie dans tout le corps… L’instant d’après, comme par magie, la souffrance laisse place à un sentiment de liberté. L’esprit divague, apaisé par les endomorphines, s’offrant un moment
d’émerveillement devant la beauté de la nature. «Il faut être constant, observe Bruno Cedrone, et ne pas s’arrêter à la première douleur !»
Le Choisyen de 40 ans est devenu un mordu de la course à pied il y a 5 ans : «Je n’étais pas sportif pour un sou, mais j’ai ressenti le besoin de me dépenser. Et d’ailleurs depuis que je cours, je vais
mieux physiquement et moralement.»
Bruno commence par le jogging avant très vite de faire une première course, la Ronde de Choisy, 10 km qu’il avale en 45 minutes. Premier essai réussi, nous sommes en 2015. Deux semaines se
sont à peine écoulées que voilà Bruno à nouveau sur la route pour le Paris-Versailles et sa célèbre côte des gardes. Il rallie les 16 km en 1h 20mn.

Changement de vie
Il teste son premier marathon l’année suivante. Il choisit celui de Rome. Une façon d’honorer sa patrie d’origine. Car, malgré ses cheveux blonds et son français impeccable, Bruno Cedrone nous vient de l’autre côté des Alpes. «Je suis originaire de San Donato Val di Comino, un village du Lazio, entre Rome et Milan. Je suis venu à Paris à 14 ans pour les vacances. Je me suis juré de vivre en France.»
Pari réussi ! Les 42 km du marathon de Rome lui demandent plus de 4h d’effort.
Il en fera plusieurs avant de découvrir le trail.
«L’esprit n’est pas le même. Dans le marathon, on part à fond, on arrive à fond. C’est une course… Dans le trail, il y a plus de solidarité entre les coureurs. Et puis on entre dans le tout-terrain et
la pleine nature !» Bruno a rejoint Les Samouraïs, un groupe de 50 amateurs de ce type de course avec lesquels il se sent très bien, et s’entraîne désormais 4 fois par semaine. «Ça devient une
drogue et c’est parfois un peu compliqué de gérer le sport, le travail et la vie de famille», confesse le père de 2 garçons.

Dans la fleur de l’âge
Le reste du temps, il travaille dans sa boutique de fleurs, La Calla, avenue Anatole France. «Jeune, je voulais travailler dans la mode, je me suis réorienté il y a 15 ans», se souvient Bruno. Depuis 10 ans, qu’il possède sa propre enseigne, il se lève à 3h du matin deux fois par semaine afin de se ravitailler en végétaux. «Heureusement que je suis à 5 minutes de Rungis», soupire-t-il. Pour le reste, l’homme est heureux, les affaires sont florissantes, du moins assez pour vivre. «C’est un petit quartier ici, j’ai une clientèle d’habitués que je retrouve pour la fête des mères par exemple. Et puis heureusement, il y a encore des amoureux qui offrent des roses à leurs belles!», s’exclame Bruno avec un grand sourire.
Lui préfère le calla, l’arum. La fleur symbole de pureté et de sympathie correspond bien au discret Bruno. Notre fleuriste compte désormais les jours d’ici fin octobre. Il s’est inscrit à la Diagonale des fous, le trail de 170 km qui parcourt l’île de la Réunion, le Graal des coureurs.

Plus d’infos : 
La Calla, 24 avenue Anatole France
Tél. : 01 48 84 03 14



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