Des livres à lire et à offrir

Le livre est pour beaucoup le plus beau des cadeaux ! À l’approche des fêtes de f in d’année, voici quelques suggestions, œuvres de Choisyens ou évoquant Choisy-le-Roi, qui vous permettront de fureter le meilleur livre pour vos proches.


Marc Daniau : Ruby, tête haute
La petite histoire dans la grande histoire

Dans les années 60, en Louisiane, une petite fille noire américaine est la première enfant à intégrer une école pour Blancs. À une époque où il n’est pas de bon ton de se mélanger, elle doit faire face à une immense hostilité, à tel point qu’elle sera la seule élève noire de sa classe et vivra une année terrible… Voici l’histoire vraie de Ruby Bridges qui deviendra un symbole de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, grâce notamment à un célèbre tableau de Norman Rockwell, où l’on voit la petite fille entourée par des agents fédéraux chargés d’assurer sa sécurité.
Barack Obama demandera même que ce tableau, fort de symbole, soit accroché à la Maison blanche le temps de sa mandature.
C’est cette vie de petite fille, avec en toile de fond l’histoire politique d’un pays, que reprend l’album «Ruby, tête haute» de l’auteur Irène Cohen-Janca, illustré par Marc Daniau. L’artiste Choisyen raconte sa rencontre avec le texte d’Irène Cohen-Janca : «Quand les éditrices m’ont proposé ce projet, j’ai plongé dans les archives de l’époque. Je me suis rendu compte de tous les problèmes qui existent encore aujourd’hui, même 60 ans après les faits, aux États-Unis et en France aussi
Depuis sa récente sortie, l’album connaît un grand succès. Marc Daniau croit savoir pourquoi : «Il entre en résonance avec notre époque.»
Plus d’infos :
«Ruby, tête haute» de Marc Daniau éditions des Éléphants.

Stéphane Floccari : Nietzsche et le nouvel an
Une invitation à lire et à réfléchir

«Nietzsche et le Nouvel An», un titre curieux et qui recèle toute la promesse d’un livre de philosophie : celle de s’adresser à tous, de rendre accessible Nietzsche, grand philosophe allemand qui continue d’imprégner nos sociétés. Le professeur de philosophie Stéphane Floccari a choisi de nous faire entrer dans l’univers du penseur allemand par sa relation au Nouvel An… À l’origine de cette idée, cette question qu’il pose chaque année à ses élèves au mois de janvier : «Qu’attendez-vous pour cette année ?».
Nietzsche répondrait lui, sans aucun doute, par l’affirmation de soi dans l’existence.
Par le biais de la nouvelle année, Stéphane Floccari nous fait entrer de plain-pied dans la philosophie nietzschéenne : la musique, la poésie, la langue, la critique de la morale, le désir… Au travers de la correspondance du philosophe allemand, c’est également son parcours plein de vie que l’on découvre.
Grâce à cet angle original et surprenant, et à une langue aussi directe et incisive, Stéphane Floccari réussit le tour de force de s’adresser à tous, autant aux spécialistes de Nietzsche qu’à ceux qui ne le connaissent pas encore. Mais il y a une autre leçon de vie cachée dans cet ouvrage et auquel l’auteur tient particulièrement : «Avec ce livre, j’aimerais que les lecteurs se disent qu’un garçon de banlieue, issu d’un milieu modeste, peut devenir un intellectuel, grâce à l’éducation. J’aimerais porter ce message, y compris à Choisy.»
En effet, Stéphane Floccari est né à Vitry dans un milieu modeste et grandit à Choisy dont il garde un souvenir ému.
Aujourd’hui, il enseigne la philosophie dans un lycée de Saint-Maur-des-Fossés, il est aussi chroniqueur pour le journal L’Humanité depuis de nombreuses années et il signe ce premier livre. Une autre leçon de vie et d’affirmation de l’existence.
Plus d’infos :
«Nietzsche et le nouvel an» de Stéphane Floccari, éditions Encre Marine.

Michel Malherbe : Du Crime au Châtiment
La belle époque, côté obscur

De la Belle Époque, cette période qui s’étend de la fin du 19e siècle jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, on retient habituellement l’insouciance, l’image d’un passé heureux et prospère. Pourtant, cette époque a aussi eu sa part d’ombre et de violence. C’est ce que «Du Crime au Châtiment», panorama des pires affaires de ce tournant du siècle, nous révèle. Michel Malherbe a été policier d’investigation durant des années et il connaît bien Choisy-le-Roi pour y avoir exercé.
«À cette époque, l’antenne de la police judiciaire de Choisy-le-Roi se trouvait derrière la cathédrale», se souvient-il. Cela fait plus de 30 ans, qu’il a délaissé cette vocation pour devenir écrivain, tout en gardant un pied dans les affaires criminelles. Parmi ces affaires qui ont vu surgir tueurs solitaires et prédateurs de l’ombre, il en est une qui prend lieu et place à Choisy-le-Roi : l’affaire Sautton, du nom du vagabond qui s’est rendu coupable, en 1899, du viol et de l’assassinat de la jeune Louise Martin, 9 ans, retrouvée noyée dans le canal. Cette affaire sordide est fort mal connue et il aura fallu tout le savoir-faire et la détermination de Michel Malherbe pour en faire une narration détaillée, intense, véritable plongée dans une époque. À la Belle Époque, la classe bourgeoise
est la seule à goûter aux bienfaits du progrès, «il y a un mépris des petites gens» analyse l’auteur, comme la famille de la petite Louise Martin, modeste foyer de Choisy. «Cette affaire, un crime absolument gratuit, est poignante : l’âge de la victime, mais aussi la détresse de la famille qui était très pauvre.» L’enquête suit son cours et le coupable sera trouvé mais sa peine, travaux forcés à perpétuité, semble bien peu sévère pour l’époque. C’est toute cette ambiance d’une banlieue en demi-teinte que Michel Malherbe raconte, au-delà des clichés
Plus d’infos :
«Du Crime au Châtiment», éditions De Borée.
Disponible à la Librairie de la Presse, place de l’église et le Marque page, 15 Av. de la République

Katy Kimder : Émilie en colère, Stop au x profits !
Écrire pour les générations futures

Dans cet ouvrage autobiographique intitulé «Émilie en colère, Stop aux profits !», Katy Kimder, 84 ans, raconte sa vie et celle de ses parents et de son mari Jean-Paul, alias Victor, marchand de chevaux. Au gré des pages, l’auteur nous plonge dans la campagne normande d’une époque révolue, celle des élevages de chevaux de traits et de la culture de céréales raisonnée, un temps «où on prenait le temps». Par ce prisme du passé, Katy Kimder critique le monde moderne, celui d’internet, des téléphones et des robots. À la lecture, on découvre une battante, une femme capable d’une grande résilience. Katy raconte ses souvenirs, de son enfance difficile au sein d’un foyer, à sa vie maritale auprès d’un époux violent. Un livre intime, qu’elle a choisi d’auto-éditer pour plus de liberté.
Choisyenne depuis bientôt dix ans, elle a pris ses quartiers pour sa retraite au sein de la Résidence pour personnes âgées Pierre Brossolette. Elle apprécie son environnement calme et verdoyant qui lui rappelle sa chère Normandie. Toujours un oeil sur l’actualité et alerte sur le monde qui l’entoure, elle tire la sonnette d’alarme sur cette société moderne qui va toujours plus vite. L’ancienne génération a encore des choses à dire et elle, ne compte pas s’en priver.
À la nouvelle génération, elle conseille de regarder en arrière, de ralentir le rythme, et de prendre le temps de vivre. «Ce livre est un devoir de mémoire pour mon fils, mon petit-fils et toutes les générations futures».
Plus d’infos :
«Émilie en colère, Stop aux profits !», éditions du Panthéon.
Disponible à la librairie de la presse, place de l’église et le Marque page, 15 Av. de la République.



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