Histoire de la tuilerie de Choisy-le-Roi


Si la faïencerie Hippolyte Boulenger & Cie profite aujourd’hui encore d’une renommée au-delà des frontières françaises, l’usine Gilardoni fils, A. Brault & Cie reste peu connue, hormis pour ses tuiles à emboîtement mécanique qui couvrent encore nos toits.

Une première usine de produits en céramique est fondée par François Garnaud en 1844.
Spécialiste des décors de style néo-gothique en fausse pierre, Garnaud propose toute une gamme de décorations pour les façades, les toitures et les églises : pilastres, balustrades, autels, garde-corps, corniches, gargouilles en céramique mais avec une apparence identique à la pierre… sortent de l’usine de Choisy.
La fabrique est alors située place du Port (au niveau de la rue Carnot), un emplacement idéal pour l’importation des matières premières pondéreuses nécessaires à la fabrication. En 1871, Alphonse Brault reprend la fabrication en continuant de proposer les modèles utilisés par Garnaud, tout en y ajoutant sa spécialité de tuilier,  la terre cuite rouge. Son fils, Alfred Brault, reprendra ensuite l’entreprise.
L’année 1880 voit naître l’association d’Alphonse Brault et de Xavier Gilardoni, fabricant de produits céramiques à Altkirch, en Alsace, inventeur avec son frère de la tuile mécanique à emboîtement.
Les deux industriels acquièrent ensemble, en 1881, une propriété au 18 de la rue Sébastopol dans laquelle ils installent leur nouvelle société.
Alphonse Brault et Xavier Gilardoni développent dans cette usine la production des tuiles mécaniques et des articles de couverture, des hourdis, des briques émaillées et des ornements en céramique pour l’architecture. S’ajoutent à cette production les carreaux de faïence, éléments décoratifs en vogue à la fin du XIXe siècle.
Au décès d’Alphonse Brault en 1895, une nouvelle association se forme entre Alfred Brault et la famille Gilardoni jusqu’en 1902, date à laquelle la tuilerie revient entièrement aux Gilardoni.
L’entreprise recentre sa production sur la fabrication de tuiles et de briques.
À partir de 1916, l’usine produit également des bougies pour automobiles : « Gilardoni, la première bougie française à isolant en stéatite », vante la publicité de l’époque (document ci-contre). La crise économique de 1929, touchant particulièrement les entreprises fabriquant de la céramique architecturale dont la mode est passée, met lentement fin à l’activité de l’usine. Celle-ci ferme ses portes en 1939.
Vestiges à Choisy de ce passé industriel : les panneaux céramiques qui ornaient l’entrée de l’usine, rue Sébastopol.



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