Histoire de l’industrie choisyenne – Acte II


L’hémorragie des années 1970

1970-1980 : en l’espace de vingt ans, Choisy-le-Roi subit de plein fouet une désindustrialisation massive.
Tous les secteurs traditionnels sont alors engloutis par cette lame de fond aux effets dévastateurs.

Commune industrielle, Choisy-le-Roi a vu pendant longtemps se dresser de hautes cheminées, les bruits des machines y retentissaient et les émanations des fumées des usines s’y répandaient.
En 1911, 86 % des 9 114 actif·ve·s avaient leur emploi dans la commune. En 1986, la plupart des usines ont fermé leurs portes. Comme de nombreuses villes de la petite couronne, Choisy subit de plein fouet, à partir des années 1970, la perte massive de son potentiel industriel.
Cette désindustrialisation n’épargne aucun secteur. Une trentaine d’usines et d’ateliers, plus de 3 500 emplois (1 500 pour la seule année 1972) et des centaines d’autres induits sont emportés par cette lame de fond.
Les usines Verretubex, Reckitt, Sogev, Kéops, Prache, Bamako, Suchard, Hollander sont liquidées. O’Cédar décentralise son activité.
Les années suivantes, le mouvement s’accélère. Prestil (fonderie fine) licencie 214 personnes, les Cristalleries et Verreries réunies ferment, puis les Fonderies de Choisy et l’Imprimerie de France.

Des luttes incessantes des salariés
L’hémorragie est plus ample encore dans la région parisienne : plus de la moitié des 1 200 000 emplois industriels sont détruits ou délocalisés entre 1975 et 1998. Les industries traditionnelles (verre, métallurgie, fonderie, alimentation) formant le tissu économique local sont les plus touchées. La robotisation des chaînes de montage, la révolution des moyens de communication, la spécialisation, le recours à la sous-traitance et la polyvalence changent le processus de production.
Les Choisyen·ne·s partent travailler ailleurs.
Il faut alors se battre pied à pied pour conserver les emplois, combattre les délocalisations. Durant des années, les luttes des salarié·e·s choisyen·ne·s, appuyées et soutenues par les maires successifs, sont incessantes. Des conseils municipaux extraordinaires se tiennent en présence des travailleur·euse·s et de la population, comme ce fut le cas aux Verreries ou aux Fonderies.
Aux usines vidées, dont les conséquences sont dévastatrices en termes de chômage, de logement et d’urbanisme, Choisy-le-Roi oppose sa solidarité et se refuse à l’exclusion. Il s’agit de faire mouvement ensemble et de commencer à imaginer l’avenir avec la création de nouvelles activités.

Histoire de l’industrie choisyenne :

>> Grandeur et décadence de la faïencerie Boulenger



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