La vague de Mai 1968 à Choisy

Il y a 50 ans étudiants, ouvriers et salariés entamaient leur vaste mouvement de contestation. La France est paralysée. Pendant plusieurs semaines le temps semble à l’arrêt, à l’image de Choisy. Pourtant quelle vie !


Quelques semaines en 1968 ont suffit pour ébranler la France.
En mai, la révolte étudiante partie de Nanterre, et un ample mouvement social et politique, marquent l’entrée du pays pris «d’ennui» selon un célèbre journaliste, dans une phase nouvelle.
À Choisy-le-Roi, comme dans beaucoup d’autres communes, des signes annonciateurs au coup de semonce de mai 1968 sont perceptibles très tôt avec des grèves et des mouvements sociaux chez Rhône Poulenc à Vitry où travaillent de nombreux Choisyens, à la Cristallerie -à l’avenir incertain- et aux Fonderies qui licencient massivement.
La commune était alors très industrielle, comptant quelques 10.000 salariés : métallurgie, verrerie, agro-alimentaire, chimie, cuirs et peaux, imprimerie, transports…
En février 1968, le congrès des syndicats CGT de la métallurgie de Choisy, où sont représentés Renault, les Fonderies, l’AMS métallurgie, Bamako, Saviem, Prestil donne le ton : augmentation de salaires, avancement de l’âge de la retraite (alors 65 ans), diminution du temps de travail (en général plus de 42 heures/semaine), et cinquième semaine de congés payés. Les enseignants et parents d’élèves se rassemblent également à Choisy pour exiger la construction d’un lycée en dur à Thiais. En mai 1968, alors que Choisy accueille la délégation vietnamienne dans le cadre des négociations de paix avec les Américains, la ville est progressivement paralysée : grèves perlées, tournantes, générales comme à Rhône Poulenc (aujourd’hui Aventis Pharma), Renault, la Cristallerie, Prache-De Franflieu, Bonvillain-Ronceray, les cheminots, les enseignants…. Les rues de la ville résonnent chaque jour du cri des manifestants soutenus par l’ensemble de la population. Des bons d’essence sont distribués par l’intermédiaire des syndicats d’entreprises.
La solidarité s’organise afin d’assurer les repas ou collecter de l’argent pour les grévistes.
La ville en ébullition, vibre de réunions dans les entreprises et unions locales et départementales des syndicats, et apporte son écot aux grandes manifestations nationales.
Les soutiens des responsables politiques et syndicaux, de la mairie très active et où les employés ont rejoint le mouvement, ont été très importants dans la gestion et l’organisation des grèves. En 1968, la mobilisation a été sans précédent. Les résultats dans les entreprises choisyennes, hausse de salaires et réduction du temps de travail, ont été à la mesure de cette immense vague sociale.

>> Les 50 ans de mai 68



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