Laurie Mammoliti – Bleu Berline se fait un nom


Musicienne, auteure, interprète et compositrice, Bleu Berline se fait peu à peu remarquer dans le monde de la musique. Une touche à tout de la poésie.

Vous l’avez peut-être déjà croisée dans la ville. Mais vous ne l’avez peut-être pas remarquée. C’est que Bleu Berline, Laurie Mammoliti de son vrai nom, reste discrète avec son image de jeune femme sage, réservée et timide.
Depuis près de 5 ans, la musicienne s’est installée près de la Seine : « On ne s’en rend pas compte tout de suite, mais il y a une bonne scène artistique sur Choisy. » Elle s’est d’ailleurs déjà produite aux Locomusics, les studios de répétition de la maison de la Jeunesse ou aux Fêtes de la ville. Des expériences enrichissantes. C’est que Bleu Berline n’a pas froid aux yeux. « J’avais 5 ans quand mes parents m’ont demandé ce que je voulais jouer comme instrument. J’ai répondu : la guitare électrique. Dans ma tête, je voulais déjà être musicienne et me produire sur scène. L’idée ne m’a jamais quittée ». Ses parents l’inscrivent donc au conservatoire de Besançon pour y étudier la guitare classique. La musique, c’est une histoire de famille : son père joue du saxophone et sa sœur du piano. La petite dernière tape sur la batterie.

Du nylon au métal
La jeune musicienne arrive à Paris à 17 ans, poursuit la guitare classique, obtient d’ailleurs le prix du conservatoire, mais s’inscrit dans une école de musique actuelle. Elle élargit surtout la gamme en apprenant à jouer du piano, du synthétiseur, des percussions. Et puis un jour, il faut bien se lancer. « C’était un peu flou quand je suis sortie de l’école. Je ne savais pas par où commencer, où chercher, qui appeler. » La chance finit par sourire à l’audacieuse au bout de quelques mois. Les Plasticines, un groupe de filles, lui proposent de les accompagner en tournée. La première d’une longue série.
Bleu Berline enchaîne ensuite les contrats. Son prénom circule dans le milieu. Le bouche-à-oreille fonctionne bien. Elle accompagne Yaël Naim, Adrien Gallo le chanteur des BB Brunes, Yohann Malory, Beat Assailant. Concerts, plateaux, studios… « Il y a toujours des moments de doute, avoue la musicienne. Après une tournée, je ne sais jamais si je vais retrouver du travail. C’est toujours un peu aléatoire ». Mais elle apprend beaucoup, touche à différents styles de musique, du rap au rock, à différents instruments comme le clavier basse. Mais elle veut aussi travailler en solo. Bleu Berline est née. « Bleu c’est la couleur préférée de ma grand-mère, explique l’artiste, le bleu berlin est un bleu très profond donc voilà j’ai féminisé le nom. » Et elle se met au travail.

Les yeux noirs
« Quand on accompagne des artistes en tournée, on n’a plus vraiment de temps pour soi. Cela devenait très important pour moi d’avoir mon propre projet. Cela me donne une plus grande liberté d’action et d’expression », souligne-t-elle. Elle a sorti en juillet dernier un premier morceau, Otchi Tchorni, les yeux noirs. Elle y mêle dans une électropop rêveuse et épurée les sonorités des langues françaises et ukrainiennes, un hommage à sa grand-mère. Et elle ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Elle a sorti cet automne un second titre avec un clip, Cigarette. « Je suis en train de travailler sur celui du prochain single, s’enthousiasme la jeune femme. J’ai fait mon premier concert en solo au Hangar à Ivry-sur-Seine en janvier mais sans public hélas. Je vais aussi faire la première partie de Camille Bazbaz en ce mois de mars. J’ai fait une reprise d’un de ces titres pendant le confinement. Il a aimé. Je viens de signer avec un booker qui va tâcher de m’organiser des tournées. » Bleu Berline va, en attendant, s’isoler un peu. Elle a décroché une résidence au Moloko à Audincourt, près de Belfort, pour travailler sur l’aspect scénique. Un retour aux sources. Entre deux enregistrements en studio, l’auteure, compositrice et interprète cherche activement une maison de disques : « C’est difficile d’être seule. Je dois faire le travail de tout le monde et ce sont des métiers très spécifiques. Heureusement que ma sœur est venue me rejoindre comme manager. Cela me laissera plus de temps pour la musique. » Pour celle qui parle à travers les notes, apprivoiser la musique est un travail quotidien !

>> Plus d’infos : https://fr-fr.facebook.com/bleuberline



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