Monuments commémoratifs – Hommage aux morts pour la patrie


l’égard de ceux qui se sont sacrifiés pour la défendre et qui, à ce titre, ne doivent pas sombrer dans l’oubli…

L’armistice du 11 novembre 1918 sonne la fin de la Première Guerre mondiale. Choisy-le-Roi, qui comptait alors 15 908 habitants, enregistre près de 700 morts. Face au deuil des familles,
la volonté d’honorer, autrement que par la commémoration dans les lieux traditionnels tels les cimetières et les églises, s’est fortement exprimée. Nait alors l’idée d’ériger des monuments dans les espaces publics. Le projet de l’actuel édifice commémoratif implanté dans le parc de la Mairie apparait en 1923. Il est aussitôt abandonné et repoussé de quatre ans.
En 1927, le maire Léon Gourdault (mandat 1927-1936) constitue un jury spécial qui étudiera 35 propositions « seulement identifiables par des appellations; symboliques cachant l’identité de leurs concepteurs ». Après trois semaines d’examen attentif, le jury retient L’original, projet du duo formé par Émile Pinchon, sculpteur, et Albert Parenty, architecte. Il s’agit d’une
« composition qui ne ressemble à aucun des nombreux monuments aux morts construits depuis 1918 », constatent les membres du jury. Entre 1920 et 1925, 30 000 monuments ont été édifiés dans les villes et villages de France.
Pour répondre aux souhaits de la population de ne pas oublier les victimes choisyennes, les concepteurs érigent un tableau en forme d’exèdre entourant un palier, « sorte d’autel de la Patrie,
où l’hommage aux morts pourra être solennellement rendu ». Il est surmonté d’un groupe monumental « représentant, dans un sentiment recueilli, la glorification du sacrifice et exprimant le
culte des survivants pour les victimes de la guerre ». 619 noms y sont gravés par ordre alphabétique.

La victoire symbolisée
Un soldat debout, attitude fière, avec le sentiment du devoir accompli, dépose ses armes et regarde au loin, vers l’avenir.
Derrière lui, une femme ailée, symbole de la victoire, chevauche un puissant cheval qui semble franchir un obstacle…
Le soldat, le cheval et la victoire sont unis dans un même élan pour traduire dynamique et puissance… Voilà l’œuvre que découvrent les nombreux Choisyens lors de l’inauguration officielle de l’édifice, réalisé grâce à une souscription publique, le 18 novembre 1928, en présence des hautes autorités de l’État.
Deux palmes de laurier entourent l’inscription « Aux enfants de Choisy-le-Roi morts pour la France », gravée sur le socle du monument, qui impose par ses dimensions : 10,30 m de long, 5,30 m de haut et 4,20 m de profondeur.

Combats de la Gare aux bœufs
Dans le centre-ville, à l’angle des rues Devilliers et Rollin Régnier, trône depuis le 19 août 1894 un monument commémoratif. La statue représentant un marin défendant le drapeau commémore les combats de quatre villes (Choisy, Thiais, L’Haÿ-les-Roses et Chevilly) au cours de la guerre de 1870 et, en particulier, la bataille de la Gare aux boeufs, opposant les troupes de l’amiral Ponthuau aux Prussiens retranchés dans Choisy. Cette oeuvre a été acquise par le Département de la Seine, avec la participation de l’État, mais sans que destination finale ne soit décidée. Plusieurs villes avaient alors souhaité l’accueillir. Choisy en a exprimé le vœu lors de la séance du conseil municipal du 23 décembre 1892.
Vœu exaucé puisque le choix s’est porté sur la commune, d’autant que les combats se sont, en partie, déroulés sur son territoire et que c’était l’agglomération la plus proche des affrontements armés.
L’œuvre érigée place du Port (ancienne place Carnot) a été inaugurée par le maire François Raymond Rostaing (mandat 1892-1895), en présence du ministre de la Guerre, à l’occasion d’une grande cérémonie patriotique avec cortège, fanfare, tribunes pour les officiels et les discours, concours de gymnastique…

« À nous le souvenir, à eux l’immortalité »
Le cimetière communal abrite aujourd’hui un autre monument à « la mémoire des enfants de Choisy-le-Roi, morts au service de la patrie ». Inauguré le 16 février 1908, l’édifice a été offert
à la Ville par le « Souvenir français », l’association en charge depuis 1887 de l’entretien des tombes et des monuments commémoratifs des soldats morts pour la France. Sur la plaque apposée au pied du monument, on peut lire : « L’avant-garde de Choisy-le-Roi. À tous ses sociétaires tombés au champ d’honneur. 1914-1918 ». Suit une liste de 17 noms de combattants de la guerre franco-allemande de 1870.



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