Plongeon dans l’histoire de la piscine

Inaugurée en 1959 la piscine Jean Andrieu était alors découverte. En 1970 une structure gonflable et démontable lui est adjointe avant qu’il ne soit décidé de totalement la réaménager et de la couvrir.


Choisy est une ville d’eau par excellence. Dans les années 1930 la natation, sport populaire et réputé très bénéfique pour la santé, était dispensé aux écolier·e·s. Bien avant la première loi-programme d’équipements sportifs (1962-1965) encourageant la construction de bassins de natation dans tout le pays, la ville était dotée d’une piscine municipale au numéro 2 de l’avenue de Villeneuve-Saint-Georges. En 1959, à peine élus, le maire Fernand Dupuy et la nouvelle équipe municipale accélèrent un dossier «piscine» somnolant quelque peu dans les cartons depuis 1934. Jusqu’ici les Choisyen·ne·s se baignaient dans la Seine.
Un terrain à l’angle de l’avenue Victor Hugo et de l’avenue de Villeneuve-Saint-Georges est acquis en janvier 1951. La piscine est aménagée en plein air légèrement en retrait de la Seine : elle offre un bassin pour les tout-petits, un autre réservé à l’apprentissage de la natation et un grand bassin de huit lignes d’eau prévu pour accueillir les compétitions. Un bar est également prévu. Le journal municipal de juillet-septembre 1955 indique que les vestiaires ont une capacité d’accueil de 1 500 personnes. Les travaux débutent en 1955 et la piscine municipale Jean Andrieu, du nom du célèbre photographe mort en déportation, est inaugurée le 4 juillet 1959.
Face à la demande croissante des loisirs nautiques et en raison de coûts moindres «les piscines découvertes, déconnectées de la rivière, mais implantées en plein air au plus près de l’eau afin de conserver l’atmosphère fluviale, sont construites en nombre à partir des années 1950», explique Isabelle Duhau, conservatrice du patrimoine, dans l’étude «Les baignades en rivière d’Ile de France».
Toutefois, en 1964, il est décidé lors d’une séance du Conseil municipal de construire une seconde piscine, couverte quant à elle, dans le parc Maurice Thorez, boulevard des Alliés. Ce projet ne verra pas le jour mais en 1970 une structure gonflable démontable en fonction des saisons sera édifiée permettant à la piscine Jean Andrieu d’être ouverte tout au long de l’année.
Celle-ci fait l’objet ensuite d’importants travaux.
En 1981, pour des raisons de vétusté de la structure gonflable et de sécurité, elle est totalement couverte et réaménagée.
Elle bénéficie d’une importante rénovation en 1999-2000. La nouvelle structure est inaugurée le 19 avril 2000 en présence de la ministre de la Jeunesse et des Sports Marie-George Buffet. La piscine se compose dès lors de deux bassins ainsi que d’un solarium à deux pas de la Seine.

Avant il y avait la Seine…
De la fin du XVIIIème siècle jusqu’en 1970, date à laquelle toute baignade est interdite, on faisait trempette tout au long de la Seine. Au départ, il s’agit de baignades sauvages, mal vécues par les riverain·e·s. De multiples plaintes sont déposées pour outrage à la pudeur, risques inconsidérés, d’hygiène ou gêne causée aux pêcheurs et aux lavandières. Les autorités en réglementent alors très sévèrement la pratique en affichant des avis préfectoraux.
Dans notre ville, au début du vingtième siècle, un bateau de bain douche «chaud ou froid» est amarré quai de Choisy. L’installation plus ou moins rudimentaire, partiellement recouverte, prévoit des cabines et reçoit la première école de natation. Plus tard dans les années trente, avec l’essor des congés payés, on aménage des plages puis des structures modulables où les bassins sont délimités par des pontons. Ainsi en est de la baignade municipale quai Pompadour au niveau de la rue des Marronniers sur la rive droite de la Seine. En été il y a foule, et les activités se diversifient pour satisfaire un public de plus en plus nombreux : solarium, terrain de jeu et buvette viennent en effet compléter cet espace de loisirs. La fin des années cinquante sonne le glas de cette baignade.

Des leçons de natation étaient dispensées dès le début du 20e siècle dans le bateau
des bains douches amarré quai de Choisy.

Une fête de natation ou les Choisyens se baignaient dans la Seine.



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