Il y a 73 ans, 13 jeunes choisyens fusillés

Ce vendredi 25 août 1944, le premier char américain entrait dans Choisy-le-Roi, grâce aux Résistants qui avaient réussi à sauver le pont des bombardements allemands. Pourtant, la fête est gâchée par la disparition de treize Choisyens dont on est sans nouvelles depuis quatre jours …


21 août 1944. Depuis deux jours l’insurrection fait rage dans Paris. Sous la direction de l’état-major Île-de-France des Forces françaises de l’intérieur (FFI) avec à sa tête le colonel Henri Rol-Tanguy, la Résistance est passée à l’offensive contre les troupes allemandes.
Á ce moment-là, les forces américaines ont atteint Mantes-la-Jolie à l’ouest et Fontainebleau au sud. Mais le plan du commandement interallié est de contourner la capitale et d’obtenir ultérieurement la reddition des forces nazies cernées, au risque de leur laisser la population en otage.
Cette stratégie est repoussée par la Résistance intérieure qui a décidé de passer à l’action après des semaines d’intense préparation menée au sein de la population par les Comités populaires animés par la CGT clandestine dans les entreprises. En banlieue, d’où l’ennemi reflue, les FFI s’emparent des mairies dans lesquelles les Comité locaux  de Libération prennent en main la gestion
publique. L’une des principales préoccupations de ces administrations provisoires est d’organiser le ravitaillement de la population et de bannir les pillages alors qu’après quatre années d’occupation tout fait défaut.

C’est ainsi qu’à Choisy-le-Roi, douze jeunes ouvriers membres des FFI sont chargés en cette soirée du 21 août de la garde d’un entrepôt de l’organisation Todt, cette tentaculaire administration nazie qui avait en charge l’essentiel des chantiers de construction liés à la guerre et l’organisation du travail forcé.
Cet entrepôt était situé en bordure de Seine, aux Gondoles sud, à l’emplacement de l’actuel centre de loisirs.

Le 22 août au matin, à l’heure même où le général Leclerc, contacté par la Résistance, vient enfin d’obtenir l’autorisation du général Bradley de foncer sur Paris avec sa 2e DB, on constate la disparition des jeunes gens et du père de l’un d’entre eux qui les avait rejoints.
Pendant 10 jours le mystère reste entier.
Les recherches lancées par le Comité de libération de Choisy que préside le Dr Léger et par la gendarmerie demeurent vaines.
Seule règne la certitude d’un drame.
Celui-ci est bientôt confirmé. Alors que Paris est libéré depuis huit jours, parcourant le bois des Hacots, un bûcheron de Congis-sur-Thérouanne (Seine et Marne), membre des FFI, découvre treize corps mitraillés.
Leurs papiers, toujours en poche, en permettent immédiatement l’identification…



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